Répertoire dupatrimoineculturel du Québec

Lemaire, Marie

Type :

Personne (Femme)

Autre(s) nom(s) :

  • Le Maire, Marie
  • Marie des Anges
  • Marie Le Maire des Anges
  • Marie Lemaire des Anges
  • Mère des Anges
  • Soeur Marie-des-Anges

Date :

  • 1641‑12‑11 – 1717‑12‑13

Occupation :

  • Enseignant / professeur
  • Membre d'une communauté religieuse
  • Supérieur d'une communauté religieuse ou d'une société de prêtres diocésains

Éléments associés

Patrimoine immobilier associé (2)

Groupes associés (2)

Inventaires associés (1)

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Statuts

Statut Catégorie Autorité Date
Inventorié --
 

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Synthèse

Née le 11 décembre 1641 à Paris, Marie Lemaire (Le Maire) est la fille de Jean-Baptiste Lemaire, marchand, et de Marie Marcadé.

Marie Lemaire est pensionnaire au monastère des Ursulines de Paris durant trois ans. En 1657, elle entre au noviciat, puis prend le nom de Marie des Anges. Son père étant décédé, c'est son oncle qui, à titre de tuteur, paye sa dot. Elle effectue sa profession religieuse le 16 juin 1659. Répondant à l'appel de Marie Guyart de l'Incarnation qui souhaite augmenter le nombre d'ursulines vivant dans son monastère de Québec, elle obtient en 1671 une lettre d'obédience de Mgr François III de Harlay de Champvalon, archevêque de Paris, qui lui permet de quitter sa communauté.

Le 19 septembre 1671, Marie des Anges débarque à Québec en compagnie des soeurs Marie Gibault du Breuil de Saint-Joseph, Marie Dieu de la Résurrection et Marie Drouet de Jésus. Peu de temps après avoir intégré sa nouvelle communauté, de dures épreuves affectent les Ursulines de Québec qui perdent successivement leur bienfaitrice Marie-Madeleine de Chauvigny de La Peltrie en 1671 et leur fondatrice Marie de l'Incarnation en 1672. La religieuse assiste également à l'incendie qui détruit son monastère en 1686. À la suite de cet événement, elle dirige la construction d'un nouveau couvent et d'une chapelle. Elle entreprend également d'importants travaux d'agrandissement du monastère à partir de 1712. Trois ans plus tard, après la mort de Marie de Saint-Joseph, elle devient la dernière représentante des Ursulines venues de France du vivant de Marie de l'Incarnation.

Marie des Anges exerce plusieurs fonctions au sein de la communauté de Québec. Elle est notamment zélatrice (1682-1685, 1706-1712), assistante (1688-1694), supérieure (1694-1700, 1712-1717) et maitresse des novices (1703-1706). Sur le plan artistique, elle est réputée pour ses travaux de broderie et de dentelle ainsi que pour la confection de reliquaires. Sa présence entraîne une professionnalisation des arts de l'aiguille au monastère.

Suivant le désir de Mgr Jean-Baptiste de La Croix de Chevrières de Saint-Vallier, Marie des Anges part en 1700 pour Trois-Rivières, où elle est élue supérieure. Elle réintègre le couvent de Québec de 1703 à 1709, puis retourne diriger la communauté trifluvienne de 1710 à 1712. Cette année-là, elle rentre définitivement à Québec.

Elle est décédée à Québec le 13 décembre 1717.

Les Annales du monastère des Ursulines de Québec mentionnent à son sujet : «Elle aimait à travailler pour la décoration des temples du seigneur et il n'y a guère d'église dans la Nouvelle-France qui n'ait de ses ouvrages. Les plus beaux ornements de notre sacristie sont de son adresse avec celles de nos jeunes soeurs qu'elle a dressées et formées en partie à la broderie. [...] elle ne perdait pas un moment étant toujours occupée à faire des fleurs, où elle réussissait admirablement bien.»

Selon les Actes de professions et de sépultures des Ursulines de Québec : «Elle a travaillé infatigablement à la bâtisse de notre église, choeur et parloirs. Si elle avait vécu, elle aurait assurément achevé son ouvrage qu'elle n'a laissé qu'ébauché. [...] Elle avait un coeur généreux et bienfaisant au possible, charitable envers les pauvres, donnant tout ce qu'elle pouvait afin de les soulager.»

Dans une lettre rédigée en 1671, Marie de l'Incarnation indique à propos des deux ursulines de Paris reçues cette année-là : «Ce sont des filles très-cordiales et très-humbles, en sorte que quand on ne leur accorde pas de venir avec nous, elles ne laissent pas de nous aimer, et elles n'envisagent ce refus, qu'à cause qu'elles en sont indignes ; c'est ainsi qu'elles parlent d'elles-mêmes, quoi qu'en effet ce soient de très-riches sujets.»

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Références

Notices bibliographiques :

  • OURY, Guy-Marie. Les Ursulines de Québec, 1639-1953. Sillery, Septentrion, 1999. 370 p.
  • OURY, Guy-Marie. Marie de l'Incarnation (1599-1672), Correspondance. Solesmes, Abbaye Saint-Pierre, 1985. 1071 p.
  • SAINT-THOMAS, mère. Les Ursulines de Québec depuis leur établissement jusqu'à nos jours. Tome 1. Québec, C. Darveau, 1863. 579 p.
  • SAINT-THOMAS, mère. Les Ursulines de Québec depuis leur établissement jusqu'à nos jours. Tome 2. Québec, 1864. s.p.
  • Soeur Marguerite-Marie. Les Ursulines des Trois-Rivières depuis leur établissement jusqu'à nos jours. Trois-Rivières, P. V. Ayotte, 1888. s.p.
  • TURGEON, Christine. Le fil de l'art : les broderies des Ursulines de Québec. s.l. Musée du Québec, 2002. 153 p.
  • s.a. Actes de professions et de sépultures des Ursulines de Québec, 1688 à 1781. Québec, Archives du monastère des Ursulines de Québec, s.d. s.p.
  • s.a. Annales du monastère des Ursulines de Québec de 1639 à 1984. Tome 1 (1639-1822). Québec, Archives du monastère des Ursulines de Québec, s.d. s.p.
  • s.a. Fonds Marie de l'Incarnation (document 3/1,1,1,4,1,5). Québec, Archives du monastère des Ursulines de Québec, s.d. s.p.
  • s.a. Registre des pensions des religieuses du Couvent des Ursulines de Paris de 1612 à 1788. Québec, Archives du monastère des Ursulines de Québec, s.d. s.p.
  • s.a. Registre des professions des Ursulines de Paris, 1614-1788. Québec, Archives du monastère des Ursulines de Québec, s.d. s.p.

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