Répertoire dupatrimoineculturel du Québec

Hydro-Québec

Images

Statuts

Statut Catégorie Autorité Date
Inventorié --
 

Haut de la page

Synthèse

Hydro-Québec est créée en 1944 à l'initiative des Libéraux d'Adélard Godbout lorsqu'est adoptée la Loi 17 établissant la Commission hydroélectrique du Québec. Cette législation permet l'expropriation, la même année, des avoirs de la Montreal, Light, Heat and Power et de deux filiales qui détiennent le monopole de l'électricité dans la région de Montréal, au profit de la nouvelle société d'État.

À partir des années 1950, à la demande du premier ministre Maurice Duplessis, Hydro-Québec étend ses opérations à l'extérieur de la région montréalaise alors qu'elle entreprend notamment les travaux d'aménagements de la centrale de Beauharnois, de Bersimis en 1953, de Carillon et de Manic-Outardes en 1959.

En juin 1960, le nouveau gouvernement libéral de Jean Lesage confie à Hydro-Québec le mandat d'aménager et d'exploiter les rivières non encore concédées à des intérêts privés. Un courant de francisation gagne la société d'État, ce qui favorise la création et l'essor de firmes de génie-conseil québécoises. En 1963, grâce à l'impulsion du ministre des Richesses naturelles, René Lévesque, le gouvernement Lesage achète les actifs de la Shawinigan Water and Power Company et des autres compagnies et coopératives privées d'électricité et confie leurs avoirs à Hydro-Québec. Bien que l'hydro-électricité constitue la part principale de la production de la société d'État, celle-ci effectue quelques incursions dans les domaines du nucléaire à Gentilly en 1965 et du thermique à Tracy en 1968.

Hydro-Québec fonde en 1967 l'Institut de recherche en électricité du Québec pour répondre aux besoins d'expérimentation de son nouveau réseau à haute tension. Dans la foulée du projet Manic-Outardes, la société d'État participe aux vastes chantiers de Churchill Falls en 1966 et de la Baie de James en 1971.

En 1978, elle se dote d'une filiale à vocation d'affaires hors Québec, Hydro-Québec international. Au tournant des années 1990, elle relance son programme de construction en réalisant la phase 2 du complexe La Grande puis, à la fin de la décennie, l'aménagement de la centrale de la Sainte-Marguerite-3. Elle se lance dans la commercialisation de ses réserves énergétiques, particulièrement à la suite de l'ouverture, en 1997, du marché nord-américain de l'électricité à la concurrence. La même année, elle devient assujettie à la Régie de l'Énergie relativement aux tarifs et au transport de l'énergie. À partir de 1998, elle participe au développement de la production d'énergie éolienne au Québec en exploitant des sites à Matane et à Cap-Chat.

Au début des années 2010, Hydro-Québec comporte quatre grandes divisions. Hydro-Québec TransÉnergie conçoit, exploite et maintient les réseaux de transport d'électricité. Hydro-Québec Production produit de l'électricité pour le marché québécois et commercialise ses surplus sur les marchés de gros. Hydro-Québec Distribution fournit à la clientèle québécoise l'approvisionnement en électricité et Hydro-Québec Équipement réalise des projets d'ingénierie et de construction liés à des aménagements hydroélectriques au Québec et des projets de lignes et de postes de transport d'électricité.

Haut de la page

Références

Notices bibliographiques :

  • BOLDUC, André. « L'histoire de l'électricité au Québec ». Hydro-Québec. Hydro-Québec [En ligne]. http://www.hydroquebec.com/comprendre/histoire/index.html
  • BOLDUC, André, Clarence HOGUE et Daniel LAROUCHE. Québec : un siècle d'électricité. Montréal, Libre expression, 1984. 430 p.
  • COURNOYER, Jean. La mémoire du Québec [En Ligne]. http://www.memoireduquebec.com/
  • FLEURY, Jean-Louis. « Hydro-Québec ». Institut Historica-Dominion. L'encyclopédie canadienne [En ligne]. http://www.thecanadianencyclopedia.com
  • Hydro-Québec. Hydro-Québec [En Ligne]. http://www.hydroquebec.com

Multimédias disponibles en ligne :

Haut de la page

Gouvernement du Québec

© Gouvernement du Québec, 2013