Répertoire dupatrimoineculturel du Québec

Inscrit au Registre du patrimoine culturel

Décor peint de la chapelle Saint-Antoine-de-Padoue

Type :

Patrimoine mobilier (Oeuvre d'art / Ethno-historique)

Autre(s) nom(s) :

  • Oeuvres d'art de la chapelle Saint-Antoine-de-Padoue

Région administrative :

  • Saguenay--Lac-Saint-Jean

Date :

  • 1910 – 1922 (Production)
  • après 1960 – avant 1970 (Restauration)
  • 1997 (Restauration)
  • 2014 – après 2020 (Restauration)

Classification :

  • Oeuvre d'art / Bien ethno-historique > Objets de communication > Beaux-arts

Éléments associés

Patrimoine immobilier associé (1)

Patrimoine mobilier associé (29)

Groupes associés (1)

Personnes associées (1)

Description

Lieu de production :

  • Amérique du Nord > Canada > Québec > Saguenay-Lac-Saint-Jean > Lac-Bouchette

Technique de fabrication :

  • Peint

Représentation iconographique :

  • Apparition de l'Enfant Jésus
  • Résurrection d'un jeune homme pour innocenter ses parents
  • Saint Antoine de Padoue
  • Sermon aux poissons

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Statuts

Statut Catégorie Autorité Date
Classement Objet patrimonial Ministre de la Culture et des Communications 1977-03-30
 

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Valeur patrimoniale

Le décor peint de la chapelle Saint-Antoine-de-Padoue présente un intérêt patrimonial pour ses valeurs artistique et historique liées à son association avec Charles Huot (1855-1930). Né à Québec, l'artiste semble, dès son jeune âge, développer un goût pour les arts. Avec l'appui de l'abbé Pierre Lagacé (1830-1884), l'apprenti intègre l'atelier d'Alexandre Cabanel (1823-1889) à Paris en 1874, où il perfectionne sa technique. Il entre enfin à l'École des beaux-arts en 1875, puis revient à Québec en 1886, après 12 ans d'études à Paris. De retour au pays, Huot tente de se bâtir une clientèle. Or, vers la fin du XIXe siècle, les contrats importants sont plutôt rares. Les tableaux qu'il peint pour l'église de Saint-Sauveur (1887-1893) lancent finalement sa carrière. Par la suite, c'est grâce à son cousin l'abbé Elzéar De Lamarre (1854-1925) que Charles Huot exécute, à partir des années 1900, plusieurs oeuvres d'art pour le diocèse de Chicoutimi. Il reçoit notamment le mandat de réaliser le décor peint de la chapelle Saint-Antoine-de-Padoue, qu'il commence vers 1910 et achève en 1922. À cet effet, le peintre conçoit un vaste programme iconographique mettant en valeur des épisodes marquants de la vie de saint Antoine de Padoue (1195-1231). Huot puise son inspiration dans les ouvrages publiés à l'occasion du septième centenaire de saint Antoine en 1895, dans une étude consacrée à l'art italien et au saint par Conrad de Mandach (1870-1951), mais aussi dans les nombreux tableaux qu'il contemple lors de ses voyages en Europe. L'ensemble très harmonieux évoque certaines chapelles aménagées par les peintres primitifs italiens, même si l'artiste ne va pas jusqu'à copier leur style caractéristique.

Source : Ministère de la Culture et des Communications du Québec, 2020.

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Informations historiques

Le décor peint de la chapelle Saint-Antoine-de-Padoue est réalisé entre 1910 et 1922 par le peintre Charles Huot (1855-1930) à la demande de l'abbé Elzéar De Lamarre (1854-1925). Devenu propriétaire d'un vaste domaine situé à Lac-Bouchette en 1906, l'abbé De Lamarre fait construire en 1907 une petite chapelle dédiée à saint Antoine, auquel il voue un culte particulier.

L'abbé place la confection du décor intérieur de la chapelle Saint-Antoine-de-Padoue sous la responsabilité de son cousin et ami, le peintre Charles Huot. Né à Québec, l'artiste semble, dès son jeune âge, développer un goût pour les arts. Avec l'appui de l'abbé Pierre Lagacé (1830-1884), l'apprenti intègre l'atelier d'Alexandre Cabanel (1823-1889) à Paris en 1874, où il perfectionne sa technique. Il entre enfin à l'École des beaux-arts en 1875, puis revient à Québec en 1886, après 12 ans d'études à Paris. De retour au pays, Huot tente de se bâtir une clientèle. Or, vers la fin du XIXe siècle, les contrats importants sont plutôt rares. C'est grâce à l'abbé De Lamarre que Charles Huot exécute, à partir des années 1900, plusieurs oeuvres d'art pour le diocèse de Chicoutimi. Alors qu'il veille à l'ornementation de l'Hôtel du Parlement, Huot accepte par amitié pour De Lamarre de réaliser le décor peint de la chapelle Saint-Antoine-de-Padoue. À partir de 1910, l'artiste profite de ses vacances hivernales pour assurer l'embellissement du lieu de culte. Il conçoit ainsi un vaste programme iconographique mettant en valeur des épisodes de la vie de saint Antoine de Padoue (1195-1231).

L'ensemble du décor peint s'intègre à l'architecture d'inspiration néogothique. La première toile réalisée par Huot, située au-dessus de l'autel, représente le saint bénissant qui se tient devant une croix. Les tableaux peints de part et d'autre de celle-ci illustrent des endroits significatifs de la vie du saint, soit sa maison d'enfance à Lisbonne et la basilique de Padoue, son lieu de sépulture. Les autres toiles historiées dévoilent différents épisodes de la vie de saint Antoine, présentés dans un certain ordre chronologique, dont le sermon aux poissons, l'apparition de l'Enfant Jésus à saint Antoine et la résurrection d'un jeune homme pour innocenter ses parents. Le décor compte aussi des médaillons peints, réalisés à partir de 1917 sur des panneaux de bois quadrilobés.

La chapelle devient rapidement exiguë en raison du nombre croissant de pèlerins. En 1919, elle est greffée à une chapelle mariale plus vaste, bâtie perpendiculairement et dédiée à Notre-Dame de Lourdes. Privée de façade, la chapelle Saint-Antoine-de-Padoue n'est désormais accessible qu'à partir du nouveau temple.

L'abbé Elzéar De Lamarre est inhumé sous la chapelle dédiée à saint Antoine. Dans les années 1960, le petit lieu de culte est restauré une première fois.

Le décor peint est classé en 1977, en même temps que la chapelle. Il est restauré par le Centre de conservation du Québec en 1997, puis à nouveau en 2014.

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Références

Contributeur de données :

Direction générale du patrimoine

Notices bibliographiques :

  • Commission des biens culturels du Québec. Les chemins de la mémoire. Monuments et sites historiques du Québec. Tome I. Québec, Les Publications du Québec, 1990. 540 p.
  • LAROCHE, Ginette. « Peintures de la chapelle Saint-Antoine-de-Padoue ». Commission des biens culturels du Québec. Les chemins de la mémoire. Biens mobiliers du Québec. Tome III. Québec, Les Publications du Québec, 1999, p. 223-226.

Multimédias disponibles en ligne :

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