Répertoire dupatrimoineculturel du Québec

Chapais, Jean-Charles

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Synthèse

Né à Rivière-Ouelle, le 2 décembre 1811, Jean-Charles Chapais est le fils de Jean-Charles Chapais, négociant, et de Julienne Ouellet.

Il étudie à Rivière-Ouelle, puis au séminaire de Nicolet de 1824 à 1830. Il s'installe ensuite à Québec, où il prend des leçons d'anglais auprès du révérend Daniel Wilkie de 1830 à 1832.

En 1833, Chapais s'établit comme marchand général, agriculteur et négociant dans le fief de Saint-Denis, près de Kamouraska. Il est associé dans les firmes Chapais et Fils et Chapais et Frères de 1840 à 1850. Il est actif dans plusieurs domaines et finit par exercer une influence considérable dans sa région. Il s'intéresse notamment à l'agriculture, à l'élevage et à la pêche. Il est également un des administrateurs de la Compagnie du Grand Tronc de chemin de fer du Canada. Intéressé par le développement régional, il s'engage aussi dans de nombreux projets. Après avoir travaillé à l'érection canonique et civile de la paroisse, il participe à la construction de l'église paroissiale de Saint-Denis, de 1840 à 1856. Il s'occupe de l'administration scolaire et fait construire une bibliothèque. Enfin, il est le premier maire de Saint-Denis en 1845 et le premier maître de poste en 1849.

Sous l'influence de son beau-père, Amable Dionne, Chapais se lance ensuite en politique et est député de Kamouraska de 1851 à 1867. Il fait partie du ministère dirigé par Étienne-Paschal Taché et John Alexander Macdonald, au sein duquel il est conseiller exécutif et commissaire des Travaux publics en 1864 et 1865. La même année, Chapais participe au gouvernement dirigé par Narcisse-Fortunat Belleau et par Macdonald. Il est alors conseiller exécutif et commissaire des Travaux publics de 1865 à 1867. Son mandat de député prend fin avec l'avènement de la Confédération, le 1er juillet 1867. L'un des Pères de la Confédération, Chapais prend part aux travaux préparatoires du nouvel État et participe à la conférence de Québec au cours de laquelle il ¿uvre avec George-Étienne Cartier et Hector-Louis Langevin à la sauvegarde de la nationalité, des institutions et des droits des Canadiens français.

Appelé au Conseil privé en 1867, il en est membre jusqu'à sa mort. Il siège au sein du cabinet Macdonald à titre de ministre de l'Agriculture de 1867 à 1869, puis de receveur général de 1869 à 1873. Chapais est également sénateur de la division de La Durantaye à compter de 1868. À la même époque, il est député de la circonscription de Champlain à l'Assemblée législative de la province de Québec en vertu du double mandat. En 1873, le gouvernement Macdonald traverse une crise importante à la suite du scandale du Pacifique. Pour se refaire une image, Macdonald décide d'opérer une refonte de son cabinet. Chapais, qui a déjà été rétrogradé du poste de ministre de l'Agriculture à celui de receveur général, doit donner sa démission du ministère fédéral.

Il est décédé à Ottawa, le 17 juillet 1885. Il est inhumé à Saint-Denis, dans l'église paroissiale.

Il avait épousé à Kamouraska, en 1846, Henriette-Georgina Dionne, fille du marchand Amable Dionne et de Catherine Perrault.

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Références

Notices bibliographiques :

  • Assemblée nationale du Québec. Histoire: Dictionnaire des parlementaires du Québec de 1792 à nos jours [En Ligne]. http://www.assnat.qc.ca/
  • DÉSILETS, Andrée. « Chapais, Jean-Charles ». Institut Historica-Dominion. L'encyclopédie canadienne [En ligne]. http://www.thecanadianencyclopedia.com/
  • DÉSILETS, Andrée. « Chapais, Jean-Charles ». Université Laval/University of Toronto. Dictionnaire biographique du Canada [En ligne]. http://www.biographi.ca/

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