Répertoire dupatrimoineculturel du Québec

Inscrit au Registre du patrimoine culturel

Papineau, Louis-Joseph

Type :

Personne (Homme)

Date :

  • 1786‑10‑07 – 1871‑09‑23

Occupation :

  • Avocat
  • Député
  • Seigneur / agent seigneurial

Éléments associés

Patrimoine immobilier associé (10)

Patrimoine mobilier associé (23)

Plaques commémoratives associées (3)

Événements associés (3)

Groupes associés (2)

Personnes associées (21)

Images

Statuts

Statut Catégorie Autorité Date
Désignation Personnage historique Ministre de la Culture et des Communications 2021-05-20
 
Inventorié --
 

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Synthèse

Né le 7 octobre 1786 à Montréal, Louis-Joseph Papineau est le fils de Joseph Papineau, arpenteur, notaire, seigneur et homme politique, et de Rosalie Cherrier.

Il fait ses études au collège Saint-Raphaël de Montréal ainsi qu'au Petit séminaire de Québec. Papineau fait l'apprentissage du droit chez son cousin Denis-Benjamin Viger. Il est admis au barreau en 1810 et exerce la profession d'avocat de façon intermittente. Pendant la guerre de 1812, il sert en qualité d'officier de milice. Il acquiert de son père la seigneurie de La Petite-Nation en 1817.

Louis-Joseph Papineau a une longue carrière politique. Il est tout d'abord élu en tant que député de la circonscription de Kent (Chambly) en 1808. Député à la Chambre d'assemblée du Bas-Canada jusqu'en 1838, Papineau est élu orateur de la Chambre dès 1815 et occupe ce poste jusqu'en 1838, sauf pour un bref intervalle de 1823 à 1825. En 1815, il succède à Pierre-Stanislas Bédard à la tête du Parti canadien. Durant les débats entourant le contrôle des subsides, il fait preuve d'une fine connaissance des institutions parlementaires et croit fermement à l'application des principes de la démocratie parlementaire. Il dirige les débats autour de l'accès aux terres, du contrôle des dépenses du gouvernement, du salaire versé aux hauts fonctionnaires et de l'électivité du Conseil législatif. Il siège au Conseil exécutif de 1820 à 1823. À l'hiver 1823, il se rend à Londres avec John Neilson pour présenter un mémoire contre le projet d'union du Haut et du Bas-Canada. Il est de toutes les confrontations avec les gouverneurs nommés par Londres et l'aristocratie britannique en place.

Papineau est une des figures de proue des événements menant aux rébellions de 1837 et de 1838. Il fait partie du comité qui rédige les 92 Résolutions, adoptées par la Chambre d'assemblée en 1834, et dirige le Comité central et permanent du district de Montréal, qui est chargé de coordonner l'action des patriotes du Bas-Canada. À la suite de l'annonce des résolutions Russel qui suspendent notamment le vote des subsides par la Chambre, Papineau met en place une vaste campagne d'assemblées publiques où il prône le boycottage des produits importés afin d'exercer une pression économique sur le gouvernement. Il quitte Montréal le 16 novembre 1837, après que des mandats d'arrêt aient été lancés contre lui et les autres chefs du parti dans le contexte d'échauffourées survenues dans la ville. À la suite des batailles de Saint-Denis et de Saint-Charles (Saint-Charles-sur-Richelieu), il se réfugie à Saint-Hyacinthe puis aux États-Unis.

Le 8 février 1839, Papineau quitte New York pour Paris. Il obtient une amnistie complète en 1844 et revient d'exil l'année suivante. Il s'occupe alors de la mise en valeur de sa seigneurie et est de nouveau député à l'Assemblée législative de la province du Canada. Il siège comme député de Saint-Maurice de 1848 à 1851, puis comme représentant de Deux-Montagnes de 1852 à 1854. Il appuie d'abord le Groupe canadien-français, mais devient rapidement indépendant de tendance libérale. Il appuie ensuite les Rouges. Il dénonce la constitution imposée et évoque l'idée d'une annexion aux États-Unis, dont il promeut le modèle républicain. Papineau s'oppose par ailleurs fermement au projet d'abolition de la tenure seigneuriale. Il quitte la vie politique pour se consacrer à sa famille et à sa seigneurie.

Il a écrit une Histoire de l'insurrection du Canada (1839) et plusieurs adresses à ses électeurs.

Il est décédé à Montebello le 23 septembre 1871. Il est inhumé dans la chapelle funéraire Louis-Joseph-Papineau, sur son domaine de Montebello.

Il avait épousé à Québec, en 1818, Julie Bruneau, fille de Pierre Bruneau, marchand, et de Marie-Anne Robitaille.

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Intérêt patrimonial

Ce personnage a été désigné pour les motifs suivants:

« Louis-Joseph Papineau est l'un des hommes politiques les plus marquants de son époque et est considéré comme le premier véritable chef politique des Canadiens français, auxquels il consacre sa carrière. Tribun doté d'un fort charisme, il suscite l'admiration de ses contemporains, auprès desquels il promeut ses convictions démocratiques et républicaines. Il est député à la Chambre d'assemblée du Bas-Canada de 1808 à 1838, orateur de la Chambre et chef du Parti canadien, devenu le Parti patriote, à compter de 1815. À la tête de cette formation politique qui a su rallier une partie de la population autour d'un programme de réformes constitutionnelles, Papineau est une figure de proue des événements menant aux rébellions de 1837 et de 1838. Il fait notamment partie du comité qui rédige les 92 Résolutions. Il participe ensuite à l'organisation du mouvement de protestation à la suite de leur rejet par le Parlement britannique et dirige le Comité central et permanent du district de Montréal, qui est chargé de coordonner l'action des patriotes dans le Bas-Canada. Sa tête étant mise à prix, il est forcé de s'exiler en 1837. À son retour, il se consacre à la mise en valeur de sa seigneurie et siège comme député à l'Assemblée législative de la province du Canada de 1848 à 1851 et de 1852 à 1854. Toujours présent dans la mémoire collective, Papineau marque l'histoire du Québec et du Canada comme étant un fervent défenseur de son peuple, de ses institutions et de sa démocratie parlementaire. »

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Références

Notices bibliographiques :

  • Assemblée nationale du Québec. Histoire: Dictionnaire des parlementaires du Québec de 1792 à nos jours [En Ligne]. http://www.assnat.qc.ca/
  • FILTEAU, Gérard. Histoire des Patriotes. Sillery, Septentrion, 2003. 628 p.
  • LAPORTE, Gilles. Brève histoire des patriotes. Québec, Septentrion, 2015. 361 p.
  • OUELLET, Fernand. « Papineau, Louis-Joseph ». Université Laval/University of Toronto. Dictionnaire biographique du Canada [En ligne]. http://www.biographi.ca
  • PAULIN, Marguerite. Louis-Joseph Papineau : le grand tribun, le pacifiste. Grandes figures, 26. Montréal, XYZ éditeur, 2000. 205 p.
  • RUMILLY, Robert. Papineau et son temps. Vol. 2. Vies canadiennes. Montréal, Fides, 1977. s.p.

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